(Odilon Redon)
Dans tes soupirs monotonie comme par enchantement
La magie discrète du réel se révèle à présent
Appuyé sur le bleu du ciel un manège fleuri
Déroule ses fastes d'aquarelle, valse dans l'infini
Dans les prairies multicolores mes joies ont libre court
Des parterres de boutons d'or braquent leurs abat-jour
Vers le feu qui coiffe les nuages de fines mèches blondes
Dans les airs des amazones chevauchent entre deux mondes
Sur la baie gonflée de dunes, des cimetières de coquillages
Et des fantômes en porcelaine hérissent le rivage
Dans la mer qui s'essouffle voguent leurs carillons
Les murmures anonymes de l'ordinaire font sensation
Avant le jour quand le brouillard efface le matin
Qu'au bout des yeux cernés de gris coule une nuit sans fin
Prisonnière des pesanteurs qui m'arrachent au paradis
Je rêve de toutes les couleurs de Ballyconneely
Prisonnière des pesanteurs qui m'arrachent au paradis
Je rêve de toutes les couleurs de Ballyconneely
