L’été se dérobe à mesure que s’égrènent les jours, c’est la fin du mois d’août.
Comme à l’accoutumée, l’automne arrive, ponctuel, avec ses promesses de moiteur et d’obscurité. L’envie d’une dernière déambulation épaules nues me pousse au dehors. Bientôt les corps vont revêtir leurs tissus sombres, les silhouettes se draper dans une froide pudeur teintée d'anxiété.
J’aimerais tremper mes lèvres dans un dernier verre de vin avant que l’été ne disparaisse, et l’ivresse.
Dans la ruelle autour, nul témoin de ma renaissance, si ce n'est le petit bouquet que je tiens dans ma main serrée, frêle mais parfumé.
